Le Bateau Ivre

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Poèmes d’Arthur Rimbaud
dits par Alain Carré, comédien

François-René Duchâble : piano
Tableaux : Pierre Steinmetz
Projections : Bernard Paccot


Le Bateau ivre est un poème écrit par Arthur Rimbaud en 1871.

Ce poème, d’une longueur exceptionnelle, 24 quatrains d’alexandrins, est l’un des plus célèbres de Rimbaud.

Comme Le Voyage de Baudelaire ou le Dit du Vieux Marin de Coleridge, Le Bateau ivre est une allégorie.

Rimbaud fait parler son bateau, dont l’ivresse, les désirs, les rêves et les visions sont ceux du poète. Le bateau va à la mer comme le poète va à la poésie. «Et dès lors je me suis baigné dans le poème de la Mer, infusé d’astres, et lactescent». Poète, il est voyant : «J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques».

Il est ivre, il est libre. Le Bateau ivre est une allégorie de la liberté. Il est le symbole de l’homme emporté par le désir d’aventure et de liberté. Ce poème écrit à 17 ans signe la révolution du langage poétique.

Le Rotary Club des Portes de Lavaux, soutenu par Le Rosey,  présente ce spectacle dans le but de financer un projet de développement de la Fondation Perceval.


Le spectacle, selon alain carré

En hommage à Arthur Rimbaud, François-René Duchâble et Alain Carré se lancent à la poursuite de «l’homme aux semelles de vent»…

Dès l’âge de dix ans, le génie inclassable d’Arthur Rimbaud éclate dans ses travaux scolaires en français, en vieux français, en latin et en grec. A quinze ans, il imagine un dialogue entre Charles d’Orléans et Louis XI pour la défense de François Villon et la condition des poètes. à dix-sept ans, la guerre de 1870 brise sa folle jeunesse ;
le génie connaît l’horreur, la douleur d’être différent. Rimbaud est ailleurs… Visionnaire, il renie, il coupe court avec la famille, l’école, la littérature de ses  maîtres, la religion.
À dix-huit ans, il colore la puissance des «voyelles», vit d’ivresse, seul maître à bord de son vaisseau.
Dix-neuf ans, Bruxelles… Verlaine crie : «Rimbaud aux enfers». Bête traquée après sa rupture avec Verlaine qui est en prison, «l’époux infernal» s’apprête à écrire l’ouvrage dont son sort dépend… «Quelques hideux feuillets détachés de son carnet de damné». Sans doute en a-t-il trop vu ? Dans les brûlures d’ «Une Saison en Enfer», il refuse de croire à sa perte. Il avance seul en quête de la lumière. Trouver l’issue du labyrinthe…
On ne demeure en Enfer qu’une saison ! Et sans arrêt, des reflets d’évangile, des souvenirs de bonté, des désirs de musiques hantent sa pensée, comme un bonheur possible. Bientôt «Les Illuminations»… les visions hallucinées qui viendront, papillons éblouis par le soleil, se briser les ailes contre les vitres de l’échec avant le dernier voyage vers l’Ethiopie et la correspondance des déserts… Partout la musique suit Arthur Rimbaud dans ses vers, dans sa prose… ou le précède.

C’est cette recherche qui a passionné Alain Carré (dans le rôle de Rimbaud) et qui l’a poussé à proposer à François-René Duchâble de le suivre dans cette aventure symbolique et symboliste ! Des visions, il y en a aussi chez les compositeurs qui alimentent cette création : Liszt, Beethoven, Ravel…


Durée : 1h30 sans entracte

Que m’importe

Musique : Sonate en sol majeur L. 486 de D. Scarlatti

On n’a jamais bien jugé le romantisme…

Ver erat…

Allons chapeau…

Ma bohême

Musique : « Exaltation » (extrait des Morceaux de fantaisie op. 12) de R. Schumann

Au Cabaret Vert

Nous sommes au mois d’amour…

Roman

Musique : Arabesque op. 18 de R. Schumann

Première soirée

Ophélie + musique : Rêverie (extrait des Scènes d’enfants op. 15) de R. Schumann

Le Dormeur du val

J’ai soupé…

Les effarés

Musique : Etude op. 25 n°7 en ut dièse mineur op. 25 de F. Chopin

Les pauvres à l’église

Bal des pendus + musique : Le Gibet – M. Ravel (Gaspard de la nuit )

A la musique

Je devins un opéra fabuleux

Musique : Paraphrase (d’après le Miserere du Trouvère de Verdi) de F. Liszt

Madame établit un piano dans les Alpes…

Aube

Musique : L’Isle Joyeuse de C. Debussy

Voyelles

Je dis qu’il faut être voyant…

Musique : Etude n°11 en la mineur op. 25 de F. Chopin

L’orgie parisienne

Musique : Etude n°12 en ut mineur (« Révolutionnaire ») op. 10 de F. Chopin

Musset…

Le Bateau ivre

Musique : Final de la Sonate op.27 n°2 « Au Clair de Lune » de L. v. Beethoven

Le travail…

Elle est retrouvée !

Musique : La danse du feu (extrait de l’Amour Sorcier) de M. de Falla

Janvier 31 2017

Détails

Date Janvier 31
Heure 20:15 - 22:00
Catégorie:

Lieu

Rosey Concert Hall

Institut Le Rosey
Rolle, 1180 Suisse

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Téléphone :

+41 (0) 21 822 55 00

Organisateur

Rosey Foundation
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