Real Love, Béjart et nous, Boléro
Le Presbytère… donné en 2022 reste l’un des moments les plus émouvants du Rosey Concert Hall depuis son ouverture en 2014. Le Béjart Ballet Lausanne revient à Rolle avec un programme à son image : Béjart et nous présente en plusieurs courtes pièces l’œuvre de Maurice Béjart ; en première partie, une création inédite soufflera un vent de modernité. L’emblématique Boléro clôturera ce spectacle qui sera donné deux soirs consécutifs.
Marie-Noëlle Tirogalas

© BBL – Gregory Batardon
Depuis sa création en 1987, le Béjart Ballet Lausanne s’est imposé comme une référence internationale dans le monde de la danse. Héritier de l’esprit novateur de Maurice Béjart, le BBL poursuit aujourd’hui son histoire sous la direction artistique de Julien Favreau.
Autrefois soliste emblématique du répertoire de Maurice Béjart, Julien Favreau, directeur artistique, incarne désormais la continuité d’une œuvre visionnaire tout en y insufflant une modernité sensible et ancrée dans le présent. À travers son regard, la compagnie affirme son engagement à préserver l’héritage du maître tout en ouvrant de nouveaux horizons chorégraphiques.
Fidèle à la volonté de Maurice Béjart d’ouvrir la danse à tous, la compagnie se produit sur les plus grandes scènes du monde, séduisant un public toujours plus large par la force expressive et universelle de son art. Son répertoire – au cœur duquel figurent des œuvres emblématiques telles que Le Sacre du Printemps, Boléro, La IXᵉ Symphonie ou Le Presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat – demeure vivant.
De 2007 à 2024, Gil Roman, alors directeur artistique du BBL, a enrichi ce répertoire de nombreuses créations et accompagné la compagnie dans une nouvelle ère de transmission et de renouveau. Durant cette période, le Béjart Ballet Lausanne s’est ouvert à des chorégraphes invités venus d’horizons variés — Yuka Oishi, Valentina Turcu, Julio Arozarena, Tony Fabre, Christophe Garcia, Alonzo King, Giorgio Madia, Joost Vrouenraets et Sthan Kabar-Louët — dont les univers singuliers ont révélé la polyvalence des danseurs et nourri l’identité artistique du BBL.
Aujourd’hui porté par la vision artistique de Julien Favreau, le Béjart Ballet Lausanne demeure un espace de création et de transmission où l’héritage de Maurice Béjart coexiste avec les écritures chorégraphiques d’aujourd’hui. Dans cette continuité, la compagnie poursuit l’invitation de chorégraphes internationaux de renom, à l’image d’Andonis Foniadakis et du duo Riva&Repele, invités en décembre 2025.
Real Love – UNE CÉLÉBRATION FÉMININE SUR POINTES
Andonis Foniadakis, ancien danseur de la compagnie, propose une création originale conçue pour le Béjart Ballet Lausanne réunissant 15 danseuses et danseurs de la compagnie. Imaginée par Le chorégraphe invité par Julien Favreau, explore avec audace la force et la délicatesse du travail des pointes, réinterprété dans un langage chorégraphique résolument contemporain. Sur une bande-son pop et novatrice composée de musiques du groupe Depeche Mode, ce ballet propose une expérience aussi vibrante qu’intense, où tradition classique et innovation moderne se rencontrent harmonieusement. Durant approximativement 30 minutes, cette oeuvre mettra en avant la virtuosité des danseuses de la compagnie, sublimant leur maîtrise technique et leur sensibilité artistique dans un hommage à la beauté intemporelle de la danse sur pointes.
REAL LOVE
Chorégraphie : Andonis Foniadakis
Musique : Depeche Mode
Solène Burel, Jule Deutschmann, Emma Foucher, Carolina Fregnan, Min Kyung Lee, Mari Ohashi, Olha Skrypchenko,
Daniel Aguado Ramsay, Edoardo Boriani, Cyprien Bouvier, Dorian Browne, Oscar Frame, Kwinten Guilliams, Zsolt Kovacs
Konosuke Takeoka
Chorégraphie Maurice Béjart
Pas de deux, solos, ensembles recomposés… C’est à un voyage étourdissant auquel convie la compagnie, un voyage à travers le répertoire dansé (et musical) de Maurice Béjart. Une proposition artistique sensible de Julien Favreau, une immersion au coeur de l’oeuvre éclectique et foisonnante du Maître interprétée par les danseuses et danseurs de sa compagnie d’aujourd’hui.
BEJART ET NOUS
Dionysos – Le Grec
Musique : Yiannis Papaioannou
Federico Matetich
Danses Grecques – Pas de 2
Musique : Mikis Theodorakis
Hideo Kishimoto, Angelo Perfido
Tango – Faust
Musique : Gerardo H. Matos Rodriguez
Aubin Le Marchand, Antoine Le Moal
Héliogabale
Musique : Musique traditionnelle du Tchad
Floriane Bigeon, Edoardo Boriani
Im Chambre Séparée
Musique : Anton Von Webern, Richard Heuberger
Kateryna Chebykina, Oscar Frame
Le Soldat Amoureux
Musique : Massimo Ranieri
Oscar Eduardo Chacón et la compagnie
Wien, Wien, nur du Allein
Musique : Johann Strauss
La compagnie
Ne me quitte pas
Musique : Jacques Brel
Elisabet Ros
Batucada
Musique : Thierry Hochstätter, Jean-Bruno Meier
Tous
Chorégraphie Maurice Béjart
Musique Maurice Ravel
Décors & Costumes Maurice Béjart
Première Théâtre Royal de la Monnaie, Bruxelles – 10 janvier 1961 Ballet du XXe siècle
« Mon Boléro », disait Ravel, « devrait porter en exergue : Enfoncez-vous bien cela dans la tête. »
Plus sérieusement, il expliqua :
« En 1928, sur la demande de Mme Rubinstein [Ida Rubinstein, célèbre danseuse et actrice russe], j’ai composé un boléro pour orchestre. C’est une danse d’un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l’harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le crescendo orchestral. »
Maurice Béjart précise en ces termes sa conception de l’oeuvre de Ravel : « Musique trop connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie – d’origine orientale et non espagnole – s’enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d’intensité, dévorant l’espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie.»
Sans vouloir décrire davantage ce ballet évident par lui-même, remarquons que Maurice Béjart, dans un style très différent, rejoint l’esprit du Sacre du Printemps, en ce sens qu’à l’inverse de la plupart de ceux qui ont illustré chorégraphiquement le Boléro avant lui, il répudie toutes les facilités du pittoresque extérieur pour exprimer uniquement – mais avec quelle force ! – l’essentiel.
Maurice Béjart confie le rôle central – la Mélodie – tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le Rythme est interprété par un groupe de danseurs.
BOLÉRO
Chorégraphie : Maurice Béjart
Musique : Maurice Ravel
La Mélodie
Mari Ohashi
Le Rythme
Zsolt Kovacs, Cyprien Bouvier,
Jeronimas Krivickas, Aubin Le Marchand,
Hideo Kishimoto, Denovane Victoire, Edoardo Boriani, Kwinten Guilliams,
Daniel Aguado Ramsay, Antoine Le Moal,
Konosuke Takeoka, Josue Ullate, Dorian Browne, Masayoshi Onuki,
Angelo Perfido, Liam Morris, Efe Burak, Andrea Luzi


